Rencontres fortuites entre l'acteur et le rédacteur, ici inspirée par la maison de Carl Milles à Stockholm (photo JR)

Informer mais aussi passionner

Articles similaires : Souffrance au travail : les professionnels de santé aussi Savoie Technolac grandit, son projet environnemental aussi 5e Assises du médecin homéopathe (et un peu des autres aussi)

Souffrance au travail : les professionnels de santé aussi

Articles similaires : URPS (Unions Régionales des Professionnels de Santé) Transformer l’hôpital pour transformer le système de santé 5e Assises du médecin homéopathe (et un peu des autres aussi) Chambéry-Grand Lac soigne son nouveau pôle médical-santé

Trouver sa plume : chemin d’été avec le BIVB

C’était l’un des travaux de l’été, en une ville écrin et dans un lieu hors du commun : j’ai nommé le centre technique des vins de Bourgogne à Beaune. Deux jours de formation à la rédaction professionnelle pour dix personnes du BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne), formation animée pour le compte de l’organisme M2i.

Un groupe hautement engagé, des profils différents et complémentaires, une ambiance chaleureuse et souvent complice.

Dans mes formations, j’aborde avant tout la méthodologie qui permet à chacun de dépasser l’« angoisse de la page blanche ». Les « exercices de style » permettent, eux, de se libérer de ses autocroyances, de desserrer les freins dès lors que l’écriture apparaît comme un jeu. Cette phase nécessiterait toujours un peu plus de temps, il faut le reconnaître, notamment pour aborder les rives du territoire de l’Oulipo ou les replis profonds des cartes du Dixit.

J’invite aussi les stagiaires à travailler sur les emails, puisque ce sont essentiellement nos messageries qui ont replacé l’écrit au cœur de la vie professionnelle, détrônant le téléphone. Il faut ici s’arrêter un moment sur le bon usage de l’email. Envoyer un message à son voisin de bureau, cela ne se justifie que si l’on a besoin de laisser durablement une trace de l’échange. Sans quoi l’initiative est rarement heureuse.  Apprendre à bien rédiger, c’est donc aussi apprendre à communiquer. Banal ? Peut-être, mais en parler en groupe permet toujours de se remémorer ces cascades de mails dégénérant en pugilat typographique, où les horions se matérialisent par des !!! et autres PHRASES REDIGEES TOUT EN MAJUSCULES !!!

Comme tout écrit professionnel, l’email sera plus facilement rédigé s’il a, avant toute chose, un objectif précis, s’il obéit à un plan choisi pour son adéquation à l’objectif, s’il contient toutes les informations essentielles, s’il est écrit de manière fluide, simplement, avec des phrases courtes, positives et actives, et des mots concrets.

Et voilà, tout est dit.
Reste à mettre en pratique.

Tous droits réservés : Office de Tourisme Beaune & Pays Beaunois – M.Joly-Min

Bonnes feuilles du mois de juin

Les bonnes feuilles du mois de juin, autrement dit les médias d’entreprises à la rédaction desquels j’ai contribué, ce sont simultanément :

Dans chacun des cas, un style rédactionnel adapté à des attentes, des lecteurs, des formats, des usages, des pratiques de lecture, des activités, des messages (c’est tout, oui ?) différentes.

Poralu Marine fait passer le message du développement durable à travers un style épuré, magnifiant ses réalisations en peu de mots. Vatel creuse le sillon d’une pédagogie affirmée, avec le recours à de nombreux témoignages d’étudiants, de professionnels du tourisme, d’enseignants et de pédagogues.

Le rapport annuel CARA privilégie, sur un format court, une forte densité d’informations qui montre la diversité et l’étendue des actions du cluster, tout en montrant une stratégie d’action cohérente et forte.

Quant à l’URPS, organisme qui représente les professionnels de santé libéraux, dans chaque région et pour chaque profession de santé, sa newsletter sobre et percutante exprime la force de l’engagement des élus, tous kinés en exercice. Cette équipe jeune communique aussi, au jour le jour, à travers ses actus brèves,  sa chaîne Youtube et son compte Facebook.

Je suis heureux d’être dans les « petits papiers » de ces quatre clients aux profils si différents, mais qui partagent le même engagement pour ce qu’ils entreprennent.

4 questions pour le prix de 3, petite leçon de décryptage sondagier

De l’art du sondage… Puisqu’on parle beaucoup de médecine homéopathique ces jours-ci, depuis que des médecins très remontés se sont permis de réclamer que leurs confrères « homéopathes » soient destitués de leur titre (tribune à lire dans le Figaro du lundi 19 mars, si vous aimez quand ça saigne), il me semble que c’est l’occasion de dire un mot du sondage ci-dessous. Je l’ai trouvé sur le webzine didactique que le conseil de l’Ordre des Médecins consacre aux médecines alternatives et complémentaires, webzine au demeurant plutôt bien réalisé.

Quoi que vous pensiez de l’homéopathie, laissez de côté un instant le pour et le contre qui ferraillent en vous, et lisez bien les questions. Je vous rassure, il ne s’agit pas non plus d’effectuer un test dont l’unique et perfide ambition soit de siphonner vos datas à l’insu de votre plein gré (autre sujet d’actualité, c’est fou comme je colle aux événements !). Non, lisez les trois questions :

Vous avez lu les trois questions, mais avec un peu de recul vous notez qu’elles sont quatre. Comme les trois mousquetaires.

Pourquoi associer en une seule question « efficacité » et « praticité », plutôt que les séparer ? Est-ce qu’on demanderait au skieur à la jambe cassée de se prononcer en même temps sur l’efficacité et sur la praticité de son plâtre chirurgical ?

Pourquoi ne pas associer « sûr » et « efficace », ou « naturels et efficaces », étant entendu qu' »efficace » et « pratique », ça n’a strictement rien à voir.

Connaissant un peu le sujet de l’homéopathie, je subodore en tout empirisme hasardeux que le taux de réponses positives à « efficace » aurait été supérieur à 48 % si ce critère avait été séparé de « pratique » (les traitements homéopathiques n’ont en effet rien de spécialement pratiques).

Toujours est-il qu’un journal commentait récemment (je ne sais plus lequel et je le cite par cœur) : « les Français jugent les médicaments homéopathiques sûrs et naturels, mais pas forcément efficaces ».

CQFD.

Communication

Regarder à la main, écrire avec les yeux

C’est toujours avec appréhension que j’entre dans une salle de réunion peuplée de rares participants disposant chacun de son ordinateur portable allumé, posé face à lui sur la table, les yeux rivés sur la lucarne scintillante, tapotant sur le clavier, parlant éventuellement avec les autres participants mais sans les regarder. C’est triste.

Certes, noter un relevé des décisions sur un ordinateur immédiatement capable de le diffuser à ses destinataires présente des avantages. Le secrétaire de séance aura donc tout lieu d’utiliser cet outil. Mais outre qu’il isole chacun, empêche la dynamique de groupe de bien fonctionner, il émousse également la qualité du travail. Évitez de prendre vos notes sur ordinateur quand vous menez la réunion ou en êtes l’un des experts, surtout si elle comprend une dimension interpersonnelle importante (entretien annuel d’évaluation par exemple !). Faites comme les bons médecins dont l’ordinateur est placé à leur côté et surtout pas entre eux et le patient, et quin’y recourent que brièvement.

Noter à la main, c’est apprendre mieux

S’il y a, en réunion, un temps pour l’ordinateur et un temps pour les autres, il y a aussi un temps pour l’écran et un temps pour le papier-crayon en matière d’apprentissage. Sauf dans le cas où prendre des notes ne nécessite aucune réflexion, aucune distanciation (la sténotypie des minutes d’un événement, par exemple), tout ce qui appelle un passage du message oral en trace mémorielle (synthèse, apprentissage) se transmet beaucoup mieux à la main qu’au clavier. Parmi les études scientifiques qui l’ont mesuré, on peut citer celle-ci : The pen is mightier than the keyboard (litt. : le crayon est plus puissant que le clavierPsychological Science, Pam A. Mueller, Princeton University et Daniel M. Oppenheimer, University of California. Elle montre que la prise de notes manuscrite favorise synthèse et apprentissage.

 

Composer à la main, composer au clavier : faites-le test, observez-vous !

Et si ce qui est vrai pour la prise de notes estudiantine l’était aussi pour le pur travail de rédaction ? Chaque écrivain a sa propre méthode, sa pratique qui n’appartient qu’à lui. Pour ma part, écrire à la main me conduit à rédiger des phrases longues, trop longues, mais à trouver un vocabulaire plus riche, plus diversifié qu’à l’ordinateur. en revanche mes idées se structurent bien plus facilement lorsque j’écris à l’ordinateur. Et a fortiori lorsque j’écris un texte dont la mise en page est importante : un communiqué de presse devant apparaître sérieux, élégant, précis et factuel, aussi bien qu’un poème en prose dont le tracé doit composer un paysage, ressembler à des pas dans la neige. Dans les faits, j’écris sur ordinateur dès que j’en ai un sous la main par souci de gagner du temps. Mais retrouver le papier, dans une salle d’attente ou en plein air par exemple, est un plaisir.

Je vous invite à remettre régulièrement en cause vos habitudes, principalement si vous n’aimez guère écrire. Vous pourriez être surpris de la richesse qui se dégage de cette divversité.

Puis vient le temps de la relecture.

Il est rare qu’un texte écrit ne passe pas par une phase de relecture. Même débat : imprimer son texte pour le lire sur papier ou se contenter de l’écran ? L’aveu qui suit me fera peut-être passer pour un grand déforestateur devant l’Eternel, mais je dois dire qu’en imprimant les documents que j’ai composés sur ordinateur, en ayant une vision vraiment globale de la page et de l’espace qui l’entoure, bref en faisant de ces mots réunis un objet concret, et en engageant mes corrections au crayon, j’ai l’impression de mieux percevoir les différents niveaux de lecture :

  • la page et le bloc texte, les marges, le blanc tournant ;
  • les titres et intertitres, les paragraphes ;
  • les mots.

J’éprouve le sentiment de dominer la situation, d’être réellement le créateur de ce texte, donc son responsable. Je réécris plus facilement s’il faut reconsidérer la composition même du texte. A tel point d’ailleurs que j’évite d’imprimer un texte sur lequel je ne veux pas passer trop de temps !

Tout discours fixé par écrit devient un objet, objet matériel ou objet digital.

Ce sont les dimensions dans lesquelles nous passons aujourd’hui notre existence. Il est bon que nos textes soient alors exposés à ces deux natures, expérimentés sur papier et sur écran, prêts à prendre leur élan dans les deux dimensions.

C’est ce que j’ai expérimenté récemment sur les manuscrits suivants, à titre professionnel et personnel :

  • réécriture d’un business plan pour un client
  • rédaction de billets de blog
  • rédaction d’un rapport annuel (destiné à être mise en page)
  • … et tant d’autres…

 

Macron, c’est bien plus qu’un barrage anti-Le Pen : un vrai projet !

Je trouve enthousiasmant le projet politique d’Emmanuel Macron, depuis ses premières prises de position publiques. Ce dimanche, je suis un peu triste de lire tous ces appels à « faire barrage à Marine Le Pen », qui font hélas passer au second plan la richesse des propositions du candidat social-libéral.

Si je me transformais à mon tour en « éditorialiste sur mon blog », je commencerais par rappeler que la candidate du Front National ne porte aucun projet crédible, motivant et porteur d’avenir.  On a pu l‘entendre dire à propos de l’Europe, mercredi soir à Nice : « C’est vous qui déciderez. » Je croyais que c’est en votant pour elle, dimanche 7 mai, qu’on allait décider du sort de la France en Europe, donc aussi du sort de l’Europe. Mais non. Après avoir voté pour elle, puis à nouveau pour ses partisans aux deux tours des législatives en juin, il faudrait encore se prononcer lors d’un référendum. Ensuite de quoi il y aurait peut-être d’autres référendums portant sur, je ne sais pas, l’appartenance à l’OTAN, la prohibition du café, du cacao et du pétrole qu’on ne produit pas en France, voire encore la dissolution du Sénat puisque le Front National n’y compte aucun élu et que le Congrès doit être réuni pour réviser la Constitution. Sans compter les dates des soldes et les périodes de pêche et chasse. Afin de motiver les électeurs, des concours de selfies seront organisés. Des décors peints avec un trou pour laisser passer la tête nous permettront, comme au musée des arts forains, d’être partout photographiables avec la présidente, son père, son mari ou sa nièce, voire Dupont-Aignan s’il passe avec succès sa période d’essai. Ces selfies, on pourra se les offrir soit en euros, soit en francs, puisqu’aux dernières nouvelles il y aura deux monnaies en circulation (avant un référendum qui nous demande de choisir entre les deux ?).

Un peu d’humour ne nuit pas, je pense, pour parler de l’inanité ce programme. Je laisse en effet dans ma poche les arguments moraux, les valeurs d’ouverture à l’autre, puisque j’ai bien compris qu’en les avançant, on laisse entendre qu’après tout, le programme de ce parti serait bon pour la France, n’était le fait qu’il ne soit pas très moral. Auquel cas, comme l’expliquait André Comte-Sponville sur les antennes de France Inter vendredi matin, on est sûr que la digue morale ne tarde pas à céder. D’ailleurs, il semble que ce soit déjà fait. Donc répétons-le à la suite de beaucoup d’autres, le non-programme du FN ne mène à rien qu’à une paupérisation rapide d’à peu près toutes les catégories sociales (étant entendu que quand les gros maigrissent, les maigres meurent).

L’avenir m’intéresse, j’y passerai le restant de mes jours

On ne peut pas être trop long dans un « éditorial ». Pourtant, je voudrais exprimer à grands traits tout ce qui m’enthousiasme dans le programme de Macron. Dès 2015, il m’a emballé dans l’interview (accordée au Point, je crois) où il explique que la « lutte des classes », schéma sur lequel s’est construit la pensée de gauche des XIXe et XXe siècles, s’est déplacée : la fracture la plus insupportable passe entre ceux qui sont intégrés (emploi, éducation, logement, santé…) et ceux qui ne le sont pas. La priorité est de protéger ces exclus, et d’ailleurs moins de les « protéger » que de leur donner les moyens de s’intégrer (la fameuse canne à pêche, plus utile qu’un poisson pour manger chaque jour à sa faim). La « défense des acquis » me paraît dérisoire quand une large partie de la population n’a plus rien d’acquis.

Il n’y a dès lors pas trente-six solutions :

1) Remettre à plat les régimes de redistribution pour viser l’égalité entre tous ; renouveler l’école, la formation, rafraîchir le dialogue social, je trouve que c’est bien une idée de gauche, en tout cas de gauche rocardienne.

2) Mais se pose ici la question clé : redistribuer quoi ? Les « fruits de la croissance », dit-on généralement. Là aussi, le programme de Macron part du réel, se tient à l’écoute de ce que les autres pays ont à nous dire. Ce qu’ils attendent de la France, parce que la France est un marché de 65 millions de consommateurs et qu’il est dans l’intérêt de nos partenaires qu’elle aille bien, la France. Ce programme vise à libérer les énergies. Au passage, je relève aussi que Macron est le premier candidat à s’intéresser aux TNS (travailleurs non-salariés) qui vont constituer une part croissante de la population – notamment des jeunes – sans disposer à ce jour d’aucune part de voix.

Il ne s’agit donc pas, ou plus, d’être de droite ou être de gauche. Il s’agit d’être généreux envers l’avenir puisque c’est là que nous passerons la suite de notre vie, pour paraphraser le libéral américain Woody Allen (voir deux paragraphes ci-dessous ce que j’entends par « libéral »).

On voudrait aussi que les « fruits de la croissance » soient bio

Oui, on voudrait tous que les « fruits de la croissance » soient bio. On trouve alors que Macron est moins écolo que n’ont été Hamon ou Mélenchon. Sans doute parce que je suis libéral, je crois que c’est des entreprises (et des laboratoires, et des écoles, qu’elles contribuent à financer) – c’est-à-dire du réel – que viendront les (r)évolutions écologiques : des produits comme la « route solaire » naissent à l’initiative de grands bétonneurs devant l’Eternel ; les constructeurs automobiles travaillent d’arrache-pied à produire des véhicules propres (je sais, le dieselgate fait mal…) ; les travaux de laboratoires sortent plus facilement des éprouvettes dès lors qu’ils rencontrent des investisseurs désireux de les transformer en projets d’entreprises.

Pourquoi priver de liberté ceux qui n’entraveront pas la mienne ?

Pour faire référence au débat sur le « mariage pour tous », j’ai du mal à comprendre qu’on puisse vouloir priver de liberté ceux qui, en aucun cas, n’entraveront la mienne. Il me semble que Macron est en France l’un des premiers à considérer que libéralisme économique et libéralisme sociétal vont de pair. Souvent jusque-là, j’ai trouvé que les « libéraux économiques » n’étaient pas libéraux sur le plan sociétal, et inversement. En prônant un libéralisme complet, Macron ressemble à tous ceux que je rencontre tous les jours dans la vraie vie. Qui construisent leur vie en profitant d’une liberté, de conditions d’égalité et d’un désir de fraternité qui sont presque naturels… Hélas tout est dans le presque !

La faiblesse du libéralisme, il est vrai, c’est d’être le seul type de régime à accepter d’être critiqué de l’intérieur. On ne s’en prive donc pas.

 « On ne va pas choisir entre un banquier et une facho »… Y’a rien qui vous choque, là-dedans ?

Je suis frappé, dans cette campagne, par cette idée que si un candidat ne nous convient pas à cent pour cent, il ne faut pas voter pour lui. L’idée s’est malheureusement répandue auprès des plus jeunes qu’un candidat n’est digne de notre vote que s’il prouve à l’avance qu’il ne commettra aucune erreur, propose un programme qui réponde aux besoins immédiats de la totalité des Français, bref qu’il soit muni d’un pouvoir magique. On n’est pas loin de celui que détenaient les rois de France et d’Angleterre, capables de guérir les écrouelles en touchant les « patients » de leurs royales mains.

Mesdames et Messieurs les abstentionnistes, vous nous expliquez que nous n’aurions le choix qu’entre un « banquier » et une « facho ». Et vous n’êtes pas choqué par les conclusions que vous en tirez : ne pas voter. Seriez-vous toujours sur la même longueur d’onde si l’on disait : nous n’avons le choix qu’entre un(e) ingénieur et un(e) pro-nazi ? Moi, mon banquier est sympa. Même s’il ne l’était pas, il resterait un professionnel honorable. En revanche, facho, c’est pas du tout un métier d’avenir. Nos parents et grands-parents l’ont constaté, dans la douleur, au cours du siècle dernier.

Car vous, Mesdames et Messieurs les électeurs de Marine Le Pen, je suis triste pour vous (et pour moi, et pour mes enfants) car vous vous gourez. Vous avez sans doute des motifs de rancœur, mais il n’empêche que vous faites vraiment fausse route.

Nous avons la chance de vivre dans un pays libre et démocratique. J’ai l’espoir que mon pays se donne un président qui en renouvelle et rafraîchisse les élans, au bénéfice de millions de gens qui ne se portent pas bien aujourd’hui, come aussi au bénéfice de l’Europe, troisième espace le plus peuplé du monde.