Santé société

#MoisSansTabac avec les professionnels de santé libéraux d’Auvergne-Rhône-Alpes

Les Unions de professions libérales d’Auvergne-Rhône-Alpes se mobilisent pour le Mois Sans Tabac : sensibilisation des professionnels, coaching collectif, document de référence…

L’AURA, association de plusieurs URPS (1) en Auvergne-Rhône-Alpes, s’engage chaque année dans l’opération Mois Sans Tabac (#MoisSansTabac) auprès des professionnels de santé d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce grand défi collectif national consiste à accompagner les fumeurs dans une démarche d’arrêt du tabac sur une durée d’un mois, généralement novembre. La durée de 30 jours correspond à la période critique du sevrage. Par son ampleur et sa visibilité, l’opération a pour objectif d’augmenter le nombre d’arrêts du tabac avec un effet d’émulation.

L’AURA agit avec d’autres partenaires, comme
l’Agence Régionale de Santé (ARS) et les URPS (1) de médecins et de pharmaciens… Elle organise des réunions de sensibilisation des professionnels. Il y en a eu cette année à Clermont-Ferrand le 17 octobre et à Lyon le 23 octobre. En 2020, elles se tiendront aussi à Annecy et à Valence.

« Nous constatons à chaque fois le besoin d’information et de formation, d’accompagnement des acteurs de santé désireux de s’engager dans des actions de sevrage tabagique au service de leurs patients, observe Lucien Baraza, président de l’AURA ; et si nos métiers sont différents, ils sont complémentaires. Si chaque patient est unique, son objectif reste le même lorsqu’il s’engage dans le sevrage tabagique : vivre sans tabac ! »

L’AURA organise aussi des séances de coaching de patients. L’association a également réalisé un document d’information qui permet aux professionnels de santé d’accompagner leurs patients de manière professionnelle, selon une méthodologie précise, avec « les mots pour le dire » et la méthode pour avancer.

J’ai contribué à la rédaction de ce guide en assistant à la séance de formation à la tabacologie animée le 23 octobre à Lyon par le Dr Marie Malécot, médecin tabacologue ; Armelle Cazanave, infirmière libérale et hypnothérapeute ; Martine Chemisky, sage-femme et tabacologue ; Philippe Joud, masseur-kinésithérapeute, spécialiste de kinésithérapie respiratoire.
Réservé aux professionnels, il est disponible auprès de l’AURA :
contact@association-aura.fr.

(1) : Unions régionales de professionnels de santé libéraux (URPS) : une par profession de santé, une par région, depuis 2010.

Avec Ideline, les Ets de santé trouvent des infirmiers libéraux pour suivre leurs patients

Les infirmiers libéraux d’Auvergne-Rhône-Alpes viennent d’imaginer et de développer une plateforme qui permettra aux établissements de santé de les contacter lorsque des patients ont besoin de soins infirmiers à domicile, après une intervention ou un séjour à l’hôpital. Le Centre Léon Bérard (Lyon), centre de lutte contre le cancer, est le premier établissement à l’adopter.


En développant une plateforme qui met en relation les établissements de santé et les infirmiers à domicile, pour les soins post-opératoires, l’URPS Infirmiers Auvergne-Rhône-Alpes et le Centre Léon Bérard facilient les relations ville-hôpital.

Comment ça marche ? Au moment de sa sortie, le centre hospitalier saisit l’adresse du patient et le type de soins dont il a besoin. Tous les infirmiers inscrits à cette plateforme nommée IdeLine, exerçant sur son lieu d’habitation, reçoivent la notification de demande par SMS. Si un infirmier libéral est disponible, il valide la prise en charge.

La démarche respecte bien sûr le libre choix du patient pour le cas où il pourrait lui-même indiquer le nom d’un(e) infirmier(e) qui le suit ou qu’il souhaite contacter en priorité.

L’objectif est bien sûr de faciliter le retour à domicile des patients. Ce service va bénéficier aux habitants de notre région, notamment aux patients les plus socialement isolés. Ils seront sûrs de pouvoir disposer de soins infirmiers dès leur retour à domicile.

Le Centre Léon Bérard (Lyon), centre de lutte contre le cancer, premier établissement à adopter Ideline

Le Centre Léon Bérard, centre de lutte contre le cancer situé à Lyon, a décidé d’adopter cette plateforme et vient de signer une convention de trois ans avec l’URPS Infirmiers ARA.
Qu’il s’agisse de sorties en ambulatoire ou d’hospitalisation à domicile, ce centre a de nombreux patients dont la continuité des soins nécessite une prise en charge infirmière à domicile, étant donné sa spécialisation. Il va donc tester cette solution en tant que site pilote et participer au développement de son usage.

L’engagement de cet établissement de tout premier plan conforte l’URPS Infirmiers Rhône-Alpes Auvergne qui a lancé ce projet pour répondre simultanément aux attentes des centres hospitaliers, de la profession infirmière et des patients.

Les points forts d’IdeLine

  • Pour les infirmiers libéraux, IdeLine permet d’améliorer le flux de patientèle en enregistrant des demandes concernant des patients géographiquement proches. La condition de réussite est bien sûr que les infirmiers soient nombreux à s’inscrire gratuitement sur le site https://ideline.org/.
  • IdeLine est un service gratuit pour les infirmiers libéraux comme pour les patients, développé dans le cadre de la mission de service public des URPS.
  • La plateforme respecte pleinement les recommandations de la Commission Éthique et Déontologie de l’Ordre National des Infirmiers du 29/09/2017. Elle est en phase avec le règlement européen sur la protection des données (RGPD). Créée par l’URPS Infirmiers ARA, indépendamment de tout partenariat privé, elle ne poursuit aucun but lucratif.

Infirmiers libéraux, comment vous inscrire à IdeLine ?

L’infirmier libéral s’inscrit à IdeLine soit sur la plateforme Ideline.org soit via l’application MonSisra.

Parmi les différentes solutions de messagerie sécurisée de santé, l’URPS a décidé d’orienter les infirmiers vers MonSisra. C’est le système le plus abouti, simple à utiliser, alliant messagerie sécurisée et conversations/tchat sécurisés aussi simple que SMS/MMS/Visio. L’outil est disponible au cabinet (sur ordinateur ou en mode web) et en mobilité (smartphone). Étant financé par l’Agence Régionale de Santé Auvergne Rhône-Alpes dans le cadre du Programme régional de santé, MonSisra est un service gratuit, indépendant et à but non-lucratif.

Communiqué de presse Ideline du 13 novembre 2019
Découvrir Ideline en vidéo et en 2 minutes :
Pour les Infirmiers Libéraux https://ideline.org/professionnel/
Pour les Etablissements https://ideline.org/etablissements/

Des Infirmiers Eclaireurs au cœur de la pratique libérale

Les infirmiers libéraux gèrent quotidiennement des événements de santé évitables. Mais jusqu’à présent, ils l’avaient fait de manière discrète, sans les recenser. Grâce à l’application web Infirmiers Éclaireurs, ils peuvent désormais signaler immédiatement ces faits constatés au domicile de leurs patients. En recensant ces événements, la profession met en place une veille de santé publique extrêmement fine.

L’URPS Infirmiers Auvergne-Rhône-Alpes a créé une association, portant le nom d’Infirmiers Éclaireurs, dans le but de développer cette application en région Auvergne Rhône-Alpes.

 « Cette web application est au service des infirmiers libéraux pour communiquer sur les phénomènes évitables et en prendre la mesure. Elle tend vers de nouvelles pratiques et développe la fonction d’éclaireur. Elle permet de développer la communauté infirmière », explique Louise Ruiz, infirmière libérale, présidente de l’association Infirmiers Éclaireurs, secrétaire générale adjointe de l’URPS-Infirmiers Auvergne-Rhône-Alpes.

Et si traiter l’urgence était une réelle pratique des infirmiers libéraux ?

Près de 20 % des signalements effectués au domicile des patients, par les infirmiers libéraux membres de l’association Infirmiers Éclaireurs, concernent des appels d’urgence. C’est l’observation la plus significative L’étude a porté sur 1200 signalements récents qui ont conduit à un appel direct auprès des infirmiers. Traiter l’urgence est-il devenu une réelle pratique des infirmiers libéraux ?

Infirmiers Éclaireurs vient de décider de faire évoluer l’application web afin de recueillir davantage d’informations sur cette zone d’urgence. Elle se donne quatre mois pour intensifier les signalements, consolider les informations recueillies et les faire connaître aux autorités de santé.

A propos de l’URPS Infirmiers Auvergne-Rhône-Alpes

L’Union régionale des professionnels de santé Infirmiers Libéraux d’Auvergne-Rhône-Alpes représente et accompagne l’ensemble des 13 500 infirmières et infirmiers libéraux exerçant en ville ou en établissements de soins. Son Assemblée, constituée de professionnels élus par leurs pairs, comprend 24 membres. L’URPS est l’interlocuteur privilégié de l’Agence régionale de santé (ARS) sur toutes les questions qui impliquent les soins infirmiers libéraux dans la région. Elle participe à la mise en œuvre du Projet régional de santé. L’URPS Infirmiers Auvergne-Rhône-Alpes rassemble des professionnels impliqués qui ont à cœur de promouvoir le métier et de placer l’humain au cœur des échanges.

Façade de la Clinique du Parc, à Lyon (France)

La certification HAS « A » sans écart décernée à une clinique lyonnaise

La Haute Autorité de Santé (HAS) a certifié la Clinique du Parc Lyon en niveau A, soit le niveau le plus élevé, en juin 2019. Cette clinique du Groupe C2S a bénéficié de la part des experts visiteurs HAS d’une reconnaissance d’excellence supplémentaire puisque l’ensemble des processus analysés ont été classés en niveau de maturité “maitrisé”, signifiant une organisation au-delà des attendus de la certification.

La Clinique du Parc Lyon poursuit donc une tradition de qualité, d’abord concrétisée par la certification ISO 9001, puis par la certification mise en place par la HAS en 2014. Cette procédure obligatoire, indépendante de l’établissement, évalue tous les quatre ans la qualité et la sécurité des soins dispensés ainsi que l’ensemble des prestations délivrées par les établissements de santé.

« Grâce à l’implication de l’ensemble des professionnels de l’établissement (praticiens, paramédicaux et administratifs), la Clinique du Parc Lyon est sans doute le premier établissement de santé chirurgical privé à avoir atteint ce niveau de management de la qualité à Lyon voire à l’échelon national », relève son nouveau Directeur, Franck Zanibellato.

La Clinique du Parc Lyon appartient au Groupe C2S. Sa notoriété en métropole lyonnaise repose sur la compétence de ses chirurgiens et médecins – plusieurs bénéficiant d’une reconnaissance internationale -, sur le haut niveau de ses équipements technologiques et sur la recherche continuelle d’excellence de l’expérience patient procurée au public. Quelques réalisations majeures en témoignent en 2019 : Cardioparc, par Izycardio, le Parc Laser Vision qui vient d’emménager dans de nouveaux locaux ou encore le Centre de cryothérapie CryoAdvance. Ses principaux pôles sont l’orthopédie (incluant la neurochirurgie, ophtalmologie, chirurgie digestive et viscérale, chirurgie esthétique.

Demandez-moi des photos ainsi que le communiqué de presse « La Clinique du Parc Lyon, premier établissement privé chirurgical à recevoir la certification HAS “A” avec l’ensemble de ses processus en niveau maitrisé ».

Dans le cartable connecté, je classe mes souvenirs et quelques espoirs

Tout à l’heure, à 17 heures, au stand UniHA sur le salon Paris Healthcare Week, vient d’avoir lieu un tirage au sort qui a permis à deux groupements hospitaliers de territoires (GHT) de remporter chacun un cartable connecté, pour leurs petits patients hospitalisés. Ce concours imaginé en partenariat avec la société Computacenter est proposé aux GHT adhérents d’UniHA. Un tirage a lieu tous les jours pendant toute la durée du salon.

Un cartable connecté donne la possibilité à l’enfant hospitalisé de continuer à suivre ses cours, de maintenir le lien si précieux avec toute sa classe. C’est un élément décisif pour éviter la rupture de la sociabilité de l’enfant et un pas vers la guérison.

Ce « cartable connecté » m’a renvoyé à mes propres souvenirs. J’ai repensé à ce copain de sixième-cinquième qui avait dû s’absenter plusieurs mois pour soigner une tuberculose. Il avait quitté le collège brutalement. Nous ne recevions que de rares nouvelles, parfois une lettre lue solennellement à l’ouverture de la classe par un enfant volontaire. Autant dire que nous étions nombreux à nous porter volontaires ! Un jour l’enfant est revenu. On lui fit une belle fête. Et en même temps, il avait imperceptiblement changé, nous aussi sans doute. Pas de « rupture de la sociabilité », comme on dit en langage savant, mais un espace de distance, indéfinissable, qui s’était installé entre lui et nous. Je ne me souviens pas de ce qu’il est ensuite devenu. Pas mal d’années sont passées et il y a toujours des enfants malades. Mais on peut aujourd’hui faire autrement que les éloigner de leurs amis, de leurs enseignants, de leur vie active de gamins et gamines connectés les uns aux autres.

Dans les allées de Paris Healthcare Week…

En déambulant dans les allées de ce grand salon consacré aux acteurs de l’Hôpital, on voit de plus en plus d’écrans dans les stands. Ces écrans montrent les innovations qui transforment l’offre et l’organisation des soins. Vu du dehors, c’est un peu froid. On entend quelques critiques aussi, comme ce conférencier inconnu dont je happe au vol l’irrésistible maxime désabusée : « on parle d’intelligence artificielle, mais le seul terme qui soit vrai dans cette expression, c’est artificielle ».

Dans l’offre d’une coopérative d’achats telle qu’UniHA, on trouve bien des contre-exemples. Sur son stand, UniHA invite à découvrir les dispositifs médicaux qui révolutionnent le « healthcare ». Exosquelettes, robots chirurgicaux… Ou encore cette caméra capable de contrôler les préparations de chimiothérapie. Contrairement au contrôle effectué par un humain, le système permet d’éviter les erreurs médicamenteuses de préparation grâce à l’analyse d’images. Il garantit la totale fiabilité du contrôle.

D’autres appareils servent à repérer non pas les erreurs, mais les arnaques. Je veux parler ici des dispositifs de sérialisation des médicaments, une douchette qui scannérise une boîte de médicaments et en garantit l’authenticité en décryptant le code qui la relie à un répertoire national.

Toutes ces avancées apportent de vrais services. Dans l’offre UniHA comme dans les allées de Paris Healthcare Week, il y a quand-même beaucoup de raisons de continuer à penser que l’intelligence précède l’artificialité et lui donne sens.

L’homéopathie en campagne sur fond de santé publique

Au côté du Syndicat des médecins homéopathes français (SNMHF) et du collectif qui rassemble les défenseurs de l’homéopathie (médecins, patients et entreprises du médicament), je partage dans cet article la campagne lancée ce mois-ci avec l’ouverture du site #MonHomeoMonChoix. Cette campagne réunit 18 acteurs de l’homéopathie. Elle s’élève contre les menaces de déremboursement de l’homéopathie. Ces médicaments sont couramment prescrits par un quart des médecins généralistes, trois quarts des sages-femmes libérales, et bien sûr par plusieurs milliers de médecins ayant acquis une expertise particulière en ce domaine, ceux qu’on appelle couramment les « médecins homéopathes » (en oubliant parfois qu’ils sont d’abord des médecins comme les autres). L’homéopathie repose autant sur une sémiologie médicale spécifique que sur cette pharmacopée propre, qui lui vaut des critiques depuis deux cent ans.

Comment expliquer le regain de violence contre les médecines douces (surtout contre l’homéopathie) alors qu’aucune circonstance démographique, économique, sociale, politique, n’y pousse ?

L’homéopathie repose sur une approche systémique qui s’est forgée avec le temps et l’expérience. Un grand médecin homéopathe du XXe siècle, le Dr Denis Demarque, l’avait appelée « médecine de l’expérience » dans un ouvrage qui a fait référence. Elle ouvre une brèche dans la thérapeutique. Mais son mode d’action reste inexpliqué. Et même inexpliquable.

Des travaux de recherche fondamentale démontrent l’effet des « hautes dilutions ». Des études cliniques et pharmaco-épidémiologiques montrent les bénéfices thérapeutiques. Les détracteurs leur dénient le moindre intérêt, avec une agressivité qui dépasse le seul cadre épistémologique. Voyez Twitter ! Et les journalistes qui animent des débats contradictoires sont unanimes : rarement sujets de discorde ne se révèlent aussi clivants, entraînant des prises de position virulentes, créant dans les studios des atmosphères électriques ! Est-ce bien raisonnable ?

Je cherche les raisons qui poussent à cette violence verbale… Je peux me tromper mais je ne crois pas à une influence des big pharmas (qui ont autre chose à faire). Je suis conscient que notre paradigme médical est celui de l’evidence based medecine et que les jeunes médecins, formés à cette approche, exclusive de toute autre, voient en l’homéopathie une survivance du passé.

Mais je crois aussi que dans ce monde qui change si vite, le domaine de la santé, comme les autres, va connaître de si grands bouleversements que le corps médical hostile aux pratiques alternatives voudrait se rassurer, s’accrocher à des certitudes si fortes qu’elles interdiraient toute ouverture. Ils ne manquent pas d’arguments : la médecine contemporaine est un chef d’oeuvre de progrès, de civilisation, de culture. Je persiste à penser que l’homéopathie, l’acupuncture, d’autres méthodes issues d’autres traditions, y ont toute leur place. Celle qui rappelle que la médecine n’est pas qu’une technique mais qu’elle est un ensemble de pratiques. Ce que nulle académie, nul partisan des antifakemed ne consent à mesurer, c’est que l’homéopathie répond à des situations auxquelles les autres thérapeutiques n’ont pas trouvé de bonne réponse. Tous les médecins homéopathes en témoignent : ils se sont formés à cette pratique « dérangeante », qui leur vaut parfois la mise au ban, parce qu’elle leur apporte une réponse appropriée à un grand nombre de situations rencontrées au quotidien dans leurs cabinets.

Malheureusement la promesse/menace de lendemains 100 % technologiques suscitent une réelle angoisse : des professions pourraient disparaître, les stratégies thérapeutiques se voir confiées à la décision des algorithmes, des robots, à la réalité augmentée.

Ces craintes donnent un relief incongru aux pratiques non-conventionnelles, à ces médecines anachroniques parfois ancestrales, souvent héritières de traditions culturelles forgées dans l’ancien monde, ce monde où la pensée magique pouvait côtoyer la rationalité… et s’en trouver bien. Les pratiques qui échappent aux « données actuelles de la science » dérangent le nouvel ordre du monde, lui-même menacé, le provoquent… et doivent disparaître. Tant pis si l’on sait qu’en médecine, la science ne dit pas tout et que la médecine, ce n’est pas QUE de la science. Comment les plus anciennes traditions médicales, fondées en large partie sur la qualité de la relation humaine et du dialogue médical, oseraient-elles survivre alors que semblent vaciller des méthodes bien plus « sûres » ?

Pour l’homéopathie, je pourrais répondre que des travaux de recherche fondamentale démontrent l’effet des « hautes dilutions », que des études cliniques et pharmaco-épidémiologiques montrent les bénéfices thérapeutiques. Dans le brouhaha actuel, c’est quasiment peine perdue. Les dizaines ou centaines de publications scientifiques et médicales sont balayées d’un revers de main par la communauté des détracteurs (comme si les chercheurs qui les ont effectuées et les comités de lecture des revues qui les ont acceptées étaient peuplés d’incompétents !).

Médecins puristes de l’evidence based medicine, de quoi avez-vous peur ?

Si l’on s’appuie sur la Stratégie Nationale de Santé présentée par la ministre Agnès Buzyn dès septembre 2017, on doit s’interroger sur la contribution des médecines douces aux quatre grands axes de cette stratégie : prévention et promotion de la santé dans tous les milieux et tout au long de la vie ; lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé ; nécessité de garantir la qualité, la sécurité et la pertinence des soins ; innovation.

La ministre a annoncé quelques mois plus tard la « transformation du système de santé » : par la prévention, le traitement des pathologies chroniques et aussi une meilleure coordination ville-hôpital. Prévention, maladies chroniques ? Voilà deux priorités où le médecin homéopathe se dit, à bon droit, qu’il ne manque pas d’arguments. Mais l’heure n’est plus à l’écoute, sauf peut-être au sein de la Haute Autorité de Santé (HAS) dont on ne peut préjuger de la teneur du prochain avis, qu’elle rendra en mai ou en juin. Las, la cacophonie, dont les réseaux sociaux font leur miel, l’a emporté sur l’échange, la volonté de construire. Alors la diplomatie cède le pas à la guerre ou plutôt à la guéguerre. Et l’avis de la HAS sera perçu comme une défaite ou une victoire, rien d’autre.

Faute de ne pouvoir expliquer et comprendre l’homéopathie, on préfère l’annihiler. C’est à dire en démunir les trois quarts des François qui font régulièrement appel à elle. Que se passera-t-il en cas de déremboursement, rapidement suivi par l’évacuation de l’homéopathie du champ médical ? On incitera ces 74 % de Français (et aussi Européens, voire au-delà, comme au Brésil) à consulter les non-professionnels qui demain, s’empareront de l’homéopathie à la place des médecins. On générera plus de risque, on renforcera les inégalités, on aggravera les déficits car ceux qui ne suivront pas ce mouvement se verront prescrire d’autres traitements plus lourds.

Si vous souhaitez continuer à accorder votre confiance à des médecins sachant prescrire l’homéopathie à bon escient, faites un tour par ici ! Ou envoyez simplement par SMS : «Homeo», au 32 321.

Des comptes réseaux sociaux à suivre et partager :
– Twitter: https://www.twitter.com/HomeoMonChoix
– Facebook: https://www.facebook.com/Mon-Homéo-Mon-Choix-1643185362449069
– Instagram: https://www.instagram.com/monhomeomonchoix

L’achat public hospitalier précurseur sur le parcours de soins

Plus 600 entreprises et hospitaliers ont participé à la convention annuelle UniHA ce mercredi 20 mars à Issy. Cet événement leur a permis de rencontrer en direct les acheteurs des différentes familles d’achat : produits de santé, équipements, services… UniHA en compte 15 à ce jour.

L’actualité du réseau UniHA leur a d’abord été présentée. Du concret, avec la création de ce réseau d’ « ambassadeurs » qui a déjà fait parler de lui ces dernières semaines : lire ici et par exemple (merci à APM News, Hospimedia, TEC Hôpital, Décision Achats, la Lettre des Achats et Achatpublic.info d’avoir participé à notre point presse du 7 mars dernier).

Du concret mais aussi de la stratégie. Le président, Charles Guépratte (DG du CHU de Nice), a inscrit la trajectoire d’évolution d’UniHA dans les pas de la nouvelle loi santé. Avec la consolidation des GHT (groupements hospitaliers de territoire), UniHA a déjà élargi son réseau jusqu’à compter 834 hôpitaux à ce jour. Demain, les nouvelles CPTS (Communautés professionnelles territoriales de santé) feront évoluer la relation ville-hôpital. De nouveaux instruments, données massives et intelligence artificielle, faciliteront les échanges entre ces deux univers qui ont vocation à être complémentaires. La tarification au parcours de soins va elle aussi globaliser l’approche des traitements, corrigeant les effets pervers de la tarification à l’acte. « Nous allons construire une offre appuyée sur les CPTS, construite pour ajouter de la valeur au système de santé, entrer dans une logique de performance de service », promet le président.

Bruno Carrière, directeur général, a ensuite montré comment s’illustrent ces nouvelles approches, en animant lui-même les trois tables rondes réunissant des responsables d’entreprises et des hospitaliers, acheteurs et soignants.

« What is value in health care ? »

En 2010, Michael E. Porter publiait un article dans le New England Journal of Medicine dont le titre était : « What is value in health care ? », que je traduis librement par : « comment calculer la valeur économique des soins de santé ? ». Le célèbre professeur d’économie y jetait les bases du best value procurement. Le MEDTECH Europe, association représentant l’industrie européenne des technologies médicales, promeut aujourd’hui cette nouvelle approche d’achats basée sur la valeur, où le client travaille de concert avec le fournisseur qui offre la valeur la plus élevée au meilleur prix.

Contrôler la température du patient opéré : le prestataire engagé sur un objectif médical

La meilleure illustration en a été cette table ronde portant sur le « réchauffement des patients ». UniHA et les HCL (Hospices Civils de Lyon) se sont inspirés de la doctrine “porterienne” afin de co-construire avec des entreprises des solutions innovantes en mesure de répondre à la problématique de “l’hypothermie péri opératoire”. Expliquons-nous un peu. Les patients devant subir une chirurgie doivent être maintenus à une température corporelle dite normotherme tout au long de leur parcours. Dans le cas contraire, les conséquences cliniques sont nombreuses et potentiellement graves (hémostase, ischémie, réveil retardé…). Contrôler la température du patient du début à la fin, déceler et corriger les baisses anormales, c’est éviter les complications, les infections notamment, autant que contribuer à limiter la durée du séjour à l’hôpital.

UniHA vient de lancer une procédure d’achat visant à retenir un opérateur économique unique sur cette action. Le titulaire de ce contrat, notifié au cours du deuxième trimestre 2019, devra être en mesure de fournir une solution technique et organisationnelle globale, permettant de faire évoluer les pratiques des personnels médicaux et paramédicaux pour la prévention de l’hypothermie, sur la totalité du parcours patient. Et ce contrat indexera la rémunération du prestataire sur une obligation de résultat, à savoir l’atteinte d’un objectif médical, mesuré par le taux de patients ayant recouvré une température normale à leur sortie de salle de surveillance.

Du linge non-polluant produit en France : UniHA drapé dans le développement durable

Une autre table ronde étaient tout aussi intéressante, cette fois dans une logique de développement durable, voire de RSE. Il s’agit de l’achat de linge non-polluant auprès d’une entreprise vosgienne. J’en ai raconté l’histoire dans ce récent billet. Enjeux : la qualité, la lutte contre la pollution et le regain d’emplois industriels en France.

Quand on sait que mardi 26 mars, à Paris, UniHA monte une journée Restauration centrée sur les solutions « durables », dans le contexte de la loi Egalim, on mesure combien le monde des achats publics se révèle précurseur.

Relations médias UniHA : Intelligible, Jean Remy
Plus 600 entreprises et hospitaliers rassemblés à la convention annuelle UniHA 2019, mercredi 20 mars à Issy (92).

A l’hôpital, les draps propres du développement durable avec UniHA

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