Santé société

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Imadis Télérédiologie, Lyon

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Une publication dans Radiology pour la société lyonnaise de téléradiologie Imadis

La société de téléradiologie Imadis, spécialisée dans la radiologie d’urgence à distance, publie dans la revue internationale Radiology une étude sur la double lecture systématique des scanners corps entiers des patients victimes d’accidents graves.

A l’intention de tous ceux à qui la pratique médicale ne serait pas familière, le Dr Vivien Thomson, président d’Imadis, résume ainsi cette étude : « Deux radiologues pour les patients les plus graves, c’est mieux qu’un seul ! »

Il faut savoir qu’Imadis, dont le centre de garde  interprète la nuit et les week-ends des scanners et IRM d’urgence au service de près de 40 hôpitaux, applique au quotidien une procédure qualité novatrice et très exigeante de double lecture des scanners corps entier de patients polytraumatisés. Dans les locaux d’Imadis,  à Lyon, une équipe de 5 radiologues assure cette garde sur un plateau de téléradiologie à l’ergonomie optimisée. Dans la suite de tout examen scanner corps entier de patient polytraumatisé, interprété en direct par un premier radiologue, une relecture est effectuée par un deuxième radiologue. Un compte-rendu écrit de cette relecture est systématiquement réalisé et communiqué au service hospitalier. Cette relecture systématique des scanners corps entier (utilisés dans le bilan des traumatisés graves – accidents de la route, sports extrêmes à haute vélocité…) augmente le niveau de pertinence et de sécurité de la prise en charge de patients traumatisés graves. Cette procédure qualité est donc aujourd’hui à la source de l’étude diagnostique rétrospective publiée le 7 août 2018 dans Radiology[1], revue médicale et scientifique de référence mondiale.

L’étude porte sur 2 354 bodyscanners, issus de la base de données Imadis. Elle permet de confirmer l’intérêt médical d’une double lecture des scanners de patients polytraumatisés, mais aussi de définir les facteurs prédictifs de lésions manquées chez ces patients.

Pour réaliser cette étude, les radiologues lyonnais de l’équipe Imadis ont été aidés de médecins urgentistes du centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc à Lyon ainsi que par l’équipe radiologique universitaire du CHU de Lapeyronie à Montpellier. L’étude a fait l’objet d’une thèse de médecine soutenue par le Dr Nathan Banaste sous la direction du Pr Ingrid Millet, radiologue du CHU de Montpellier intitulée : « Evaluation des facteurs prédictifs de lésions manquées à la seconde lecture d’un scanner corps entier chez le polytraumatisé » (thèse soutenue à l’université CB Lyon 1 le 15 mars 2018).

Cette publication témoigne de la volonté des jeunes médecins du département scientifique d’Imadis de valider scientifiquement toutes les pratiques médicales novatrices en place au sein de leur structure.

Les auteurs

Nathan Banaste, MD a,b ; Berenice Caurier, MD b,c ; Flavie Bratan, MD d ; Jean-François Bergerot, MD d ; Vivien Thomson, MD d ; Ingrid Millet, MD, PhD e.

  • a Department of Radiology, Centre Hospitalier Universitaire/Centre Léon Bérard Lyon,
  • France
  • b Lyon 1 University, 43 Boulevard du 11 Novembre 1918, 69100 Villeurbanne, France
  • c Department of Emergency Medicine, Centre hospitalier Saint-Joseph Saint-Luc, 20 Quai
  • Claude Bernard, 69007 Lyon, France
  • d Imadis Teleradiology, 48 Rue Quivogne, 69002 Lyon, France
  • e Department of Radiology, CHU Montpellier, Univ. Montpellier, Montpellier, France

Références 

A propos d’Imadis

Imadis est une société médicale de téléradiologie assurant, dans des centres de garde dédiés, l’interprétation à distance d’examens d’imagerie d’urgence lors des périodes de permanence des soins, comme les scanners et IRM. Ce projet a été conçu et mis en œuvre à Lyon en 2008 par un groupe de jeunes médecins radiologues diplômés de la Faculté de Médecine de Lyon. Imadis interprète aujourd’hui les examens de près de 40 centres hospitaliers partenaires.

Souffrance au travail : les professionnels de santé aussi

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Homéopathie

Homéopathie : à ne pas vouloir gagner ensemble, chacun perd

Déjà un mois, un peu plus même. Un mois qu’une tribune signée de 124 médecins – devenus plusieurs centaines voire milliers – a été publiée dans le Figaro pour dénoncer la pratique de l’homéopathie.  Officiellement, dénoncer les « médecines alternatives », mais l’attaque s’est surtout concentrée sur l’homéopathie. Allant jusqu’à demander « instamment au Conseil de l’Ordre des Médecins et aux pouvoirs publics de tout mettre en œuvre pour […] ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à promouvoir [l’homéopathie comme les autres médecines qualifiées d’alternatives]. »

Il y a six mois, un rapport d’une assemblée d’académies des sciences européennes se montrait tout aussi critique vis-à-vis de l’homéopathie, soulignant sa « dangerosité ». Elle ne serait pas dangereuse en elle-même (puisque supposée être sans effet), mais par négligence de la part des prescripteurs qui feraient courir des pertes de chances à leurs patients ; comme si en France, les prescripteurs n’étaient pas des médecins possédant la même compétence que leurs confrères, ayant reçu la même formation médicale à la fac !

Difficile de ne pas sentir une convergence dans ces attaques contre une méthode thérapeutique qui s’obstine à défier les siècles sans être capable d’expliquer son mode d’action. Un mode d’action qu’en dépit de ce qu’écrivent ses détracteurs, bien des études ont constaté l’existence au-delà du simple effet placebo.

A cette polémique, personne n’a rien gagné :

  • la centaine d’articles ou d’émissions sur le sujet n’a pas ébranlé les foules. Pourquoi ? Sans doute parce que depuis longtemps, chez les patients en tout cas, les positions sont acquises, notamment chez ceux qui consultent un médecin homéopathe.
  • Le brouhaha de Twitter, où les « attaquants » rivalisent de formules ironiques accompagnées de GIF animés plus bêtas les uns que les autres, n’aide pas à y voir clair. Ce réservoir de haine est assez étonnant.
  • Les signataires se trouvent attaqués devant les instances ordinales, s’en réjouissent probablement : il leur est désormais possible de crier au bâillonnement de la liberté d’expression, et d’attaquants, de devenir attaqués. Personnellement, si j’étais médecin, si j’utilisais une thérapeutique reconnue (comme l’est l’homéopathie) et que d’autres médecins appelaient l’Ordre à me destituer parce que ma pratique leur déplairait, je ne sais pas si je me montrerais particulièrement tolérant… De là à savoir ce qui est « payant » en termes d’images…
  • La ministre des Solidarités et de la Santé n’y a rien gagné non plus. Agnès Buzyn a été sollicitée deux fois par des journalistes sur cette prise de position. Lors d’une interview sur RMC et BFM-TV le 12 avril, puis sur Europe 1 le 19, elle a refusé de se prononcer en faveur du déremboursement de l’homéopathie, mais tout en jugeant que « l’homéopathie ne peut pas fonctionner autrement que par l’effet placebo ». Donc une réponse mi-ministre, mi-praticien ayant ses propres convictions. C’est dommage, car les médecins homéopathies pourraient probablement avoir des choses à dire dans le cadre de la future Stratégie Nationale de Santé.

S’il est une chose que les signataires de l’article du Figaro ont gagnée, c’est de laisser entériner l’idée que l’homéopathie ne serait qu’un savoir empirique, dont les tentatives de validation scientifique n’existeraient pas ou seraient sans qualité. C’est largement faux. Pour avoir travaillé depuis longtemps sur le sujet au service des Laboratoires Boiron, du Syndicat national des médecins homéopathes français ou depuis peu de l’ECHAMP (European Coalition on Homeopathic & Anthroposophic Medicinal Products), je sais qu’il existe des centaines de publications dans des revues de référence, ni plus ni moins critiquables que toute recherche scientifique, en tous domaines.

Ce qui m’intéresse fondamentalement dans ce billet, c’est de chercher à discerner les causes du regain de violence contre les médecins alternatives, dont l’homéopathie est le porte-étendard, alors qu’aucune circonstance démographique, économique, sociale, politique, n’y poussent. Un enfant malheureusement décédé par négligence en Italie en mai 2017 ? Triste événement certes, mais qui n’est pas le fait de l’homéopathie et qui, quantitativement parlant, pèse bien peu par rapport à de nombreux autres décès dans des circonstances médicales.

Pourquoi ces pratiques font-elles peur ?

Le monde change, il change très vite. Le domaine de la santé, comme les autres, est au seuil de grands bouleversements. Cela crée, même de manière diffuse, une peur de l’avenir, une angoisse face aux pratiques qui pourraient se transformer, aux métiers qui pourraient disparaître, à des soins que ne pratiqueraient plus ni les médecins, ni les autres professionnels de santé. Des acteurs de santé que remplaceraient les algorithmes, les robots, la réalité augmentée.

Ces craintes donnent un relief étrange aux pratiques non-conventionnelles, à ces médecines douces qui sont soit ancestrales, soit nouvelles, mais qui échappent aux « données actuelles de la science ».

Par excès d’opposition, par volonté de « purisme », certains médecins (ou pas), sur Twitter notamment, s’insurgent quand on leur parle de « satisfaction du patient ». Pour eux, l’Evidence Based Medicine (médecine basée sur les preuves) n’a que faire de la satisfaction, donc du ressenti du patient. Il semble que cela soit presque suspect. Seule compte la statistique. Mais à ce jeu, les amis, je préférerais qu’un robot me soigne à la maison plutôt que me déplacer au cabinet médical.

Je me suis demandé quelle était, au fond, ma position. Indépendamment de tout « conflit d’intérêt » (j’ai énoncé plus haut mes liens professionnels avec différents acteurs de l’homéopathie). En tant que personne.

Premier constat, je suis attaché au monde de l’homéopathie. J’aime l’humanité qui s’exprime à travers sa pratique (et même à travers ses représentations), son empirisme, sa quête de science et surtout son approche des patients.

Deuxième idée, il me semble complètement obtus, contre-productif pour la santé humaine et animale de vouloir à toute force exclure l’homéopathie. Et donc de tout faire pour que « ça ne marche pas », de le souhaiter avec ardeur. Vouloir entreprendre des essais cliniques « classiques », non adaptés à la réalité clinique de l’homéopathie, qui donneront à coup sûr des résultats peu probants, au lieu de chercher en harmonie en conformité avec le « mode d’emploi » de cette pratique médicale. Il est si facile de condamner sans appel toute autre voie d’approche que la sienne ! Comme s’il s’agissait d’un jeu avec des règles intangibles, et non pas de chercher à comprendre ce qui agit en médecine, la vie toute entière qui s’exprime avec ses méandres, ses questions sans réponse, ses espérances. Tout ce qu’on ne saurait résumer en un mot, fût-il si pratique, fût-il latin, placebo, je plairai.

Je pense que si des millions de patients, des milliers de médecins compétents et passionnés par leur métier (en tout cas, tout autant que leurs détracteurs) déclarent, pour l’avoir expérimenté, que l’homéopathie est intéressante, qu’elle leur apporte des réponses thérapeutiques appropriées, il est urgent de travailler ensemble à comprendre ce qui se passe, comment cela se passe, plutôt que de vouloir les metre au ban de la médecine.

Au lieu d’attaquer ou de rester indifférent, on devrait tout mettre en œuvre pour comprendre comment cette réponse fonctionne, comment elle peut encore se renforcer, quelles sont ses limites. Le devoir d’un scientifique n’est ni de justifier ni d’attaquer, il est d’investiguer, de chercher à comprendre une réalité constatée. C’est ce qui fait avancer la connaissance, me semble-t-il, au bénéfice de tous. A ne pas vouloir gagner ensemble, chacun perd.

Mais ce qui s’imposerait ailleurs comme une évidence est quasiment reçu par certains comme un blasphème envers la Science.

Et pendant ce temps-là, un Prix Nobel Français dont on ne parle plus guère, Luc Montagnier, est parti en Chine mener ses travaux sur les « hautes dilutions »…