Clowns et personnes âgées dépendantes : reVivre aux Eclats !

Photo Edgar Barraclough, pour Vivre aux Eclats.

Vivre aux Eclats propose une exposition sur ses interventions au sein de l’EHPAD, « Oser l’être ». Cette exposition itinérante d’Edgar Barraclough témoigne des extraordinaires moments de vie nés de la rencontre entre les clowns et l’adulte vieillissant dépendant, atteint de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés.

Le programme Cotillons & Courtoisies, qui fait intervenir les clowns de l’association Vivre aux Eclats auprès de personnes âgées dépendantes, reprendra le 29 avril 2016 au sein de l’EHPAD Thérèse Couderc, 3 place de Fourvière à Lyon 5e. C’est l’occasion de rappeler que si les clowns sont désormais bien ancrés dans le paysage hospitalier, en pédiatrie surtout, leur intervention fait merveille aussi auprès des patients âgés, en longs séjours gériatriques.

L’association Vivre aux éclats a mis en place, à Lyon, les Cotillons & Courtoisies, des spectacles itinérants de clowns dans les services gériatriques et les unités Alzheimer. Deux fois par mois, un duo de clowns professionnels improvise pendant deux heures un spectacle dans les couloirs, les chambres et les espaces communs des unités longs séjours et des unités Alzheimer.

« À travers ce programme novateur, il s’agit d’offrir une perspective nouvelle sur les personnes atteintes de troubles cognitifs, explique Pauline Woestelandt, directrice de Vivre aux Eclats ; des comédiens professionnels posent le regard de l’artiste-clown sur chaque personne, sur sa singularité et sur ses potentialités au-delà de la maladie. S’appuyant sur l’interactivité que permettent la forme artistique clownesque et les multiples langages du clown, ces spectacles personnalisés sont un formidable outil d’entrée en relation et de médiation. Les personnages fantaisistes apportent un regard décalé sur l’institution et réinterrogent avec humour et poésie l’organisation, son environnement et la place de chacun. L’existence des Cotillons & Courtoisies, l’écho du programme dans les médias contribuent à l’ouverture des hôpitaux et des maisons de retraite et participent à une réflexion sur l’accompagnement de nos aînés. »