Articles

Dans le cartable connecté, je classe mes souvenirs et quelques espoirs

Tout à l’heure, à 17 heures, au stand UniHA sur le salon Paris Healthcare Week, vient d’avoir lieu un tirage au sort qui a permis à deux groupements hospitaliers de territoires (GHT) de remporter chacun un cartable connecté, pour leurs petits patients hospitalisés. Ce concours imaginé en partenariat avec la société Computacenter est proposé aux GHT adhérents d’UniHA. Un tirage a lieu tous les jours pendant toute la durée du salon.

Un cartable connecté donne la possibilité à l’enfant hospitalisé de continuer à suivre ses cours, de maintenir le lien si précieux avec toute sa classe. C’est un élément décisif pour éviter la rupture de la sociabilité de l’enfant et un pas vers la guérison.

Ce « cartable connecté » m’a renvoyé à mes propres souvenirs. J’ai repensé à ce copain de sixième-cinquième qui avait dû s’absenter plusieurs mois pour soigner une tuberculose. Il avait quitté le collège brutalement. Nous ne recevions que de rares nouvelles, parfois une lettre lue solennellement à l’ouverture de la classe par un enfant volontaire. Autant dire que nous étions nombreux à nous porter volontaires ! Un jour l’enfant est revenu. On lui fit une belle fête. Et en même temps, il avait imperceptiblement changé, nous aussi sans doute. Pas de « rupture de la sociabilité », comme on dit en langage savant, mais un espace de distance, indéfinissable, qui s’était installé entre lui et nous. Je ne me souviens pas de ce qu’il est ensuite devenu. Pas mal d’années sont passées et il y a toujours des enfants malades. Mais on peut aujourd’hui faire autrement que les éloigner de leurs amis, de leurs enseignants, de leur vie active de gamins et gamines connectés les uns aux autres.

Dans les allées de Paris Healthcare Week…

En déambulant dans les allées de ce grand salon consacré aux acteurs de l’Hôpital, on voit de plus en plus d’écrans dans les stands. Ces écrans montrent les innovations qui transforment l’offre et l’organisation des soins. Vu du dehors, c’est un peu froid. On entend quelques critiques aussi, comme ce conférencier inconnu dont je happe au vol l’irrésistible maxime désabusée : « on parle d’intelligence artificielle, mais le seul terme qui soit vrai dans cette expression, c’est artificielle ».

Dans l’offre d’une coopérative d’achats telle qu’UniHA, on trouve bien des contre-exemples. Sur son stand, UniHA invite à découvrir les dispositifs médicaux qui révolutionnent le « healthcare ». Exosquelettes, robots chirurgicaux… Ou encore cette caméra capable de contrôler les préparations de chimiothérapie. Contrairement au contrôle effectué par un humain, le système permet d’éviter les erreurs médicamenteuses de préparation grâce à l’analyse d’images. Il garantit la totale fiabilité du contrôle.

D’autres appareils servent à repérer non pas les erreurs, mais les arnaques. Je veux parler ici des dispositifs de sérialisation des médicaments, une douchette qui scannérise une boîte de médicaments et en garantit l’authenticité en décryptant le code qui la relie à un répertoire national.

Toutes ces avancées apportent de vrais services. Dans l’offre UniHA comme dans les allées de Paris Healthcare Week, il y a quand-même beaucoup de raisons de continuer à penser que l’intelligence précède l’artificialité et lui donne sens.

L’achat public hospitalier précurseur sur le parcours de soins

Plus 600 entreprises et hospitaliers ont participé à la convention annuelle UniHA ce mercredi 20 mars à Issy. Cet événement leur a permis de rencontrer en direct les acheteurs des différentes familles d’achat : produits de santé, équipements, services… UniHA en compte 15 à ce jour.

L’actualité du réseau UniHA leur a d’abord été présentée. Du concret, avec la création de ce réseau d’ « ambassadeurs » qui a déjà fait parler de lui ces dernières semaines : lire ici et par exemple (merci à APM News, Hospimedia, TEC Hôpital, Décision Achats, la Lettre des Achats et Achatpublic.info d’avoir participé à notre point presse du 7 mars dernier).

Du concret mais aussi de la stratégie. Le président, Charles Guépratte (DG du CHU de Nice), a inscrit la trajectoire d’évolution d’UniHA dans les pas de la nouvelle loi santé. Avec la consolidation des GHT (groupements hospitaliers de territoire), UniHA a déjà élargi son réseau jusqu’à compter 834 hôpitaux à ce jour. Demain, les nouvelles CPTS (Communautés professionnelles territoriales de santé) feront évoluer la relation ville-hôpital. De nouveaux instruments, données massives et intelligence artificielle, faciliteront les échanges entre ces deux univers qui ont vocation à être complémentaires. La tarification au parcours de soins va elle aussi globaliser l’approche des traitements, corrigeant les effets pervers de la tarification à l’acte. « Nous allons construire une offre appuyée sur les CPTS, construite pour ajouter de la valeur au système de santé, entrer dans une logique de performance de service », promet le président.

Bruno Carrière, directeur général, a ensuite montré comment s’illustrent ces nouvelles approches, en animant lui-même les trois tables rondes réunissant des responsables d’entreprises et des hospitaliers, acheteurs et soignants.

« What is value in health care ? »

En 2010, Michael E. Porter publiait un article dans le New England Journal of Medicine dont le titre était : « What is value in health care ? », que je traduis librement par : « comment calculer la valeur économique des soins de santé ? ». Le célèbre professeur d’économie y jetait les bases du best value procurement. Le MEDTECH Europe, association représentant l’industrie européenne des technologies médicales, promeut aujourd’hui cette nouvelle approche d’achats basée sur la valeur, où le client travaille de concert avec le fournisseur qui offre la valeur la plus élevée au meilleur prix.

Contrôler la température du patient opéré : le prestataire engagé sur un objectif médical

La meilleure illustration en a été cette table ronde portant sur le « réchauffement des patients ». UniHA et les HCL (Hospices Civils de Lyon) se sont inspirés de la doctrine “porterienne” afin de co-construire avec des entreprises des solutions innovantes en mesure de répondre à la problématique de “l’hypothermie péri opératoire”. Expliquons-nous un peu. Les patients devant subir une chirurgie doivent être maintenus à une température corporelle dite normotherme tout au long de leur parcours. Dans le cas contraire, les conséquences cliniques sont nombreuses et potentiellement graves (hémostase, ischémie, réveil retardé…). Contrôler la température du patient du début à la fin, déceler et corriger les baisses anormales, c’est éviter les complications, les infections notamment, autant que contribuer à limiter la durée du séjour à l’hôpital.

UniHA vient de lancer une procédure d’achat visant à retenir un opérateur économique unique sur cette action. Le titulaire de ce contrat, notifié au cours du deuxième trimestre 2019, devra être en mesure de fournir une solution technique et organisationnelle globale, permettant de faire évoluer les pratiques des personnels médicaux et paramédicaux pour la prévention de l’hypothermie, sur la totalité du parcours patient. Et ce contrat indexera la rémunération du prestataire sur une obligation de résultat, à savoir l’atteinte d’un objectif médical, mesuré par le taux de patients ayant recouvré une température normale à leur sortie de salle de surveillance.

Du linge non-polluant produit en France : UniHA drapé dans le développement durable

Une autre table ronde étaient tout aussi intéressante, cette fois dans une logique de développement durable, voire de RSE. Il s’agit de l’achat de linge non-polluant auprès d’une entreprise vosgienne. J’en ai raconté l’histoire dans ce récent billet. Enjeux : la qualité, la lutte contre la pollution et le regain d’emplois industriels en France.

Quand on sait que mardi 26 mars, à Paris, UniHA monte une journée Restauration centrée sur les solutions « durables », dans le contexte de la loi Egalim, on mesure combien le monde des achats publics se révèle précurseur.

Relations médias UniHA : Intelligible, Jean Remy
Plus 600 entreprises et hospitaliers rassemblés à la convention annuelle UniHA 2019, mercredi 20 mars à Issy (92).

A l’hôpital, les draps propres du développement durable avec UniHA

Articles similaires : Avec UniHA, les hôpitaux publics économisent 20 M€ sur le gaz Comment les hôpitaux économisent l’énergie avec UniHA Achat durable : l’Hôpital donne l’exemple UniHA : les achats, vecteurs de la stratégie hospitalière

UniHA conduit à l’hôpital la voiture qui déstresse l’enfant opéré

Articles similaires : UniHA : les achats, vecteurs de la stratégie hospitalière Achats hospitaliers : performance record en 2016 pour UniHA 20 conférences UniHA à la Paris Healthcare Week 2018 (et 3 voiturettes !) Forte progression de l’activité d’UniHA en 2017

20 conférences UniHA à la Paris Healthcare Week 2018 (et 3 voiturettes !)

Articles similaires : Forte progression de l’activité d’UniHA en 2017 Achats hospitaliers : performance record en 2016 pour UniHA Nouveau Président pour UniHA , premier acheteur public français Avec UniHA, les hôpitaux publics économisent 20 M€ sur le gaz

UniHA : performance 2017

Forte progression de l’activité d’UniHA en 2017

L’activité d’UniHA, premier réseau coopératif d’achats groupés des établissements hospitaliers publics français, a connu une forte progression en 2017. Le volume des achats a atteint 3,440 milliards d’euros et celui des gains sur achats 185,20 millions d’euros. La progression est de 13,08 % sur le chiffre d’affaires, de 69,01 % sur les gains. Cette performance montre que le modèle coopératif répond aux besoins d’achats de l’hôpital public et en particulier à la réorganisation des achats suscitée par la mise en place des GHT (groupements hospitaliers de territoire).

1) Pour mieux comprendre les enjeux et les définitions, quelques repères spécifiques au monde des achats

Volume d’achat : 3,440 Mrds €

C’est le chiffre d’affaires du groupement, c’est-à-dire le total des achats effectués au profit des hôpitaux français.

Gains sur achat : 185,20 M€

C’est un calcul qui vise à déterminer le montant d’économies réalisées. Il résulte de la différence entre le prix unitaire de l’ancien contrat et celui du nouveau contrat, croisée avec les quantités prévi­sionnelles au moment de la conclusion des contrats. On peut également déterminer un gain sur achat en se comparant avec les conditions faites à un autre hôpital pour des produits et services identiques.

Concernant la progression de 69 %, l’analyse année par année impose de rester nuancé : le rythme de lancement ou de renouvellement des marchés influence le résultat de l’année, de même que le calcul de gain effectué sur les seuls douze premiers mois d’exécution peut déformer l’appréciation portée sur la performance réelle des filières.

Performance achat record : 5,11 %

Cet indicateur, utilisé par les experts achat, est le quotient des deux nombres suivants : gains / (gains + portefeuille). L’indicateur de performance d’UniHA atteint 5,11 % en 2017, contre 3,48 % en 2016 et 3,71 % en 2015. Les avancées sont particulièrement nettes pour les achats d’informatique (Centrale d’achat de l’Informatique Hospitalière), la dispensation des produits de santé, l’énergie… Il est généralement admis qu’une organisation mature est en capacité de générer une performance de 3 %.

Performance budgétaire : 1 euro en rapporte 22

Le budget consacré aux projets achat s’élève à 8,241 M€. Il permet de piloter un portefeuille de 3,440 Mrds €. Le taux d’intermédiation est donc pour l’année 2017 de 0,239 %, ce qui place UniHA comme étant le réseau le plus compétitif. Le rapprochement du budget aux gains sur achat de l’année 2017 permet d’indiquer que 1 euro engagé par un établissement lui rapporte presque 22 fois la mise de départ.

2) Pour mieux connaître UniHA

UniHA est le premier réseau coopératif d’achats groupés des établissements hospitaliers publics français. Il est devenu le premier acheteur public français, achetant en 2017 pour 3,440 milliards d’euros et générant environ 185,20 millions d’euros de gains sur achats. UniHA rassemble à ce jour 62 GHT (groupements hospitaliers de territoire) et peut servir la totalité des établissements de santé publics. UniHA permet aux établissements de soins d’optimiser les achats. Il les aide à innover, en lien étroit avec ses entreprises fournisseurs, dans une conception novatrice des achats. L’enjeu essentiel : apporter à nos concitoyens les meilleurs traitements disponibles, décliner un service hospitalier de haute qualité et préserver un égal accès aux soins.

17 familles d’achat couvrant les besoins de l’hôpital

La structure du portefeuille UniHA, constituée de 16 familles d’achat, reste stable. Les achats de médicaments représentent toujours près de deux tiers du volume, avec un élargissement du nombre d’adhérents aux marchés de cette filière.

D’autres filières montent en charge, comme celle de l’ingénierie biomédicale, des dispositifs médicaux, des services ainsi que la Centrale d’achat de l’Informatique Hospitalière (CAIH).

De nouvelles stratégies d’achat

Les stratégies achat déployées s’affinent d’année en année. Elles conjuguent la réactivité nécessaire à saisir les opportunités qui apparaissent tout au long de l’année, à des modalités originales de construction de gains, avec des remises différées et globales qui permettant d’animer la concurrence entre les différents opérateurs.  La part des différentes remises sur exécution des contrats, qui correspondent à des remises de fin de marché ou de fin d’année, représente 15 % du volume total de gains. Ces remises sont directement perçues par les établissements.

Une équipe renforcée au cœur de l’hôpital

En 2017, UniHA a renforcé ses équipes pour soutenir la réorganisation des établissements en GHT : appui aux fonctions achats et services de proximité, expertise et informations juridiques (vademecums…). 22 personnes ont rejoint UniHA en 2017, portant l’effectif à 105 (82,6 équivalents temps plein). UniHA se place au cœur des problématiques rencontrées au quotidien par les établissements hospitaliers et s’efforce de leur apporter des solutions concrètes, ce qui est sa principale raison d’être.

Télécharger ici le communiqué de presse du 6 février 2018.

 

Centre Hospitalier de Valenciennes (France)

De nouveaux outils pour mutualiser la fonction achat des hôpitaux

C’est un sujet en apparence austère. Mais les achats des hôpitaux publics se comptent chaque année en milliards d’euros d’investissements, d’engagements, de dépenses… Autant de débouchés pour les entreprises, des plus traditionnelles aux start-up, des PME aux big pharmas. Et le 1er janvier 2018, il faut savoir que les établissements supports des GHT (groupements hospitaliers de territoire) devront avoir organisé la fonction achat au service de l’ensemble de leurs établissements. Cela signifie que les hôpitaux d’un même territoire, amenés à regrouper leur stratégie, leur offre de soins et leur gestion, devront acheter ensemble.

« A trois semaines du 1er janvier 2018, date de leur intronisation officielle, où en est le déploiement des fonctions achats dans les groupements hospitaliers de territoire ? Selon une étude menée par des élèves-directeurs de l’EHESP, une grande partie des GHT a déjà pris ses dispositions », signalait lundi 11 décembre le site spécialisé Achatpublic.com sous la plume de Jean-Marc Binot.

La plus grande coopérative d’achats hospitaliers française, UniHA, annonçait ce même jour vouloir  faciliter l’installation de la fonction achat des Groupements hospitaliers de territoire (GHT). En résumé, UniHA a produit deux livres blancs sur l’organisation de la fonction achat des GHT, propose un accompagnement personnalisé et de proximité aux établissements, et simplifie les relations entre acheteurs et comptables publics en développant des outils de dématérialisation complète de la commande publique.

« Déjà fortement engagé dans l’appui aux établissements de santé à travers une gamme de prestations destinée à les accompagner dans la mise en place de leur GHT, UniHA a constaté que les équipes achat restent souvent désarmées pour préparer cette transition : l’échéance est proche et la diversité des situations empêche la mise en place d’un modèle unique, reproductible dans tous les cas, explique le Directeur général, Bruno Carrière ; parce qu’UniHA est constitué d’hospitaliers qui connaissent les difficultés de l’intérieur, qui vivent au quotidien la réalité de leurs collègues, le groupement apporte des solutions concrètes et opérationnelles aux établissements publics de santé. Immergé et imprégné de l’expérience concrète du terrain hospitalier, cet accompagnement se distingue nettement d’une offre de conseil externe. »

Passons de suite aux téléchargements :

  • si le communiqué de presse sur ce sujet vous intéresse, c’est ici, avec au sommaire :
  1. Des livres blancs sur l’organisation de la fonction achat des GHT
  2. Un accompagnement personnalisé et de proximité aux établissements
  3. Une solution qui permet de simplifier la relation entre les hôpitaux et le Trésor Public

Trois jours plus tard, le 14 décembre, UniHA informe ses différents publics qu’il vient d’attribuer à l’éditeur BravoSolution, associé à PwC, un marché portant sur la fourniture d’une solution achats (SI achats) destinée à la gestion des processus achats des hôpitaux. « Nous engageons le volet digital de la transformation des achats hospitaliers », indique Bruno Carrière, Directeur général d’UniHA. Le communiqué est à retrouver ici.

Si vous avez un peu perdu de vue UniHA, voici l’à-propos le plus récent pour rafraîchir vos connaissances : UniHA est le premier réseau coopératif d’achats groupés des établissements hospitaliers publics français. Il est devenu le premier acheteur public français, achetant annuellement pour 3 milliards d’euros (3,427 milliards en 2017) et générant 187,5 millions d’euros de gains sur achats en 2017. UniHA rassemble à ce jour 64 GHT et peut servir la totalité des établissements de santé publics. UniHA permet aux établissements de soins d’optimiser les achats. Il les aide à innover, en lien étroit avec ses entreprises fournisseurs, dans une conception novatrice des achats. L’enjeu essentiel : apporter à nos concitoyens les meilleurs traitements disponibles, décliner un service hospitalier de haute qualité et préserver un égal accès aux soins.

Photo : Centre Hospitalier de Valenciennes